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Blogueuse débutante, dévoreuse de livres, appréciant le chat et ses pitreries ainsi que sa présence dans la littérature et la photographie.

Le Chat et un Vieux Rat (Jean de La Fontaine)

Jean de La Fontaine, poète très connu pour ses fables mettant en scène les animaux, a lui aussi invité dans ses textes notre petit félin préféré. Mais attention, à l'inverse de nombreux autres poètes il n'était pas en admiration devant le chat.

Voici l'une de ses fables intitulée " Le Chat et un Vieux Rat "Jean de La Fontaine souligne le caractère fourbe et crapuleux du chat.

 

 

J'ai lu chez un conteur de Fables,

Qu'un second Rodilard, l'Alexandre des Chats,

L'Attila, le fléau des Rats,

Rendait ces derniers misérables.

J'ai lu, dis-je, en certain Auteur,

Que ce Chat exterminateur,

Vrai Cerbère, était craint une lieue à la ronde ;

Il voulait de Souris dépeupler tout le monde.

Les planches qu'on suspend sur un léger appui,

La mort-aux-rats, les Souricières,

N'étaient que jeux au prix de lui.

Comme il voit que dans leurs tanières

Les Souris étaient prisonnières ;

Qu'elles n'osaient sortir ; qu'il avait beau chercher ;

Le galant fait le mort ; et du haut d'un plancher

Se pend la tête en bas. La bête scélérate

A de certains cordons se tenait par la patte.

Le peuple des Souris croit que c'est châtiment ;

Qu'il a fait un larcin de rôt ou de fromage,

Egratigné quelqu'un, causé quelque dommage :

Enfin qu'on a pendu le mauvais garnement.

Toutes, dis-je, unanimement

Se promettent de rire à son enterrement ;

Mettent le nez à l'air, montrent un peu la tête ;

Puis rentrent dans leurs nids à rats ;

Puis ressortant font quatre pas ;

Puis enfin se mettent en quête.

Mais voici bien une autre fête.

Le pendu ressuscite ; et sur ses pieds tombant

Attrape les plus paresseuses.

Nous en savons plus d'un, dit-il en les gobant :

C'est tour de vieille guerre ; et vos cavernes creuses

Ne vous sauveront pas ; je vous en avertis ;

Vous viendrez toutes au logis.

Il prophétisait vrai ; notre maître Mitis

Pour la seconde fois les trompe et les affine ;

Blanchit sa robe, et s'enfarine ;

Et de la sorte déguisé

Se niche et se blottit dans une huche ouverte :

Ce fut à lui bien avisé :

La gent trotte-menu s'en vient chercher sa perte.

Un Rat sans plus s'abstient d'aller flairer autour.

C'était un vieux routier ; il savait plus d'un tour ;

Même il avait perdu sa queue à la bataille.

Ce bloc enfariné ne me dit rien qui vaille,

S'écria-t-il de loin au Général des Chats.

Je soupçonne dessous encor quelque machine.

Rien ne te sert d'être farine ;

Car quand tu serais sac je n'approcherais pas.

C'était bien dit à lui ; j'approuve sa prudence.

Il était expérimenté ;

Et savait que la méfiance

Est mère de la sûreté.

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M
Je ne connaissais pas cette fable.
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